Arrêtons de manger de la fake food !

Depuis 1980 l’obésité, les maladies cardiovasculaires et le diabète sont de plus en plus présents dans les pays développés. En France plus de la moitié de la population est en surpoids ou obèse aujourd’hui, contre 28% au début des années 80. Dans le monde le diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2015.

Étrangement (ou pas), le début de l’explosion de ces pathologies coïncide avec l’arrivée de l’industrialisation de l’alimentation. Aujourd’hui plusieurs études démontrent un lien de causalité entre la consommation d’aliments ultra transformés et plusieurs de ces pathologies. Pire, plus récemment l’Inra a démontré que les personnes qui consomment des aliments ultra transformés ont une espérance de vie plus courte que ceux qui ont une alimentation plus saine. L’industrie nous vend de la fake food qui nous fait mourir. Comment peut-on accepter ça encore plus longtemps ?

Qu’est-ce qu’on entend par la fake food ?

Aussi appelé “aliments ultra transformés”, la fake food se défini par des produits alimentaires reconstitués à partir d’ingrédients fragmentés…

La plupart du temps, les industriels ajoutent des conservateurs et anti-oxydants parfois potentiellement dangereux, et bien sûr du gras et du sucre pour le goût. Ce sucre n’est pas seulement ajouté aux gâteaux secs ou aux desserts : on en trouve dans les sauces bolognaise, les pizzas surgelées, ou encore les cordons bleus. Oui, oui, vous avez bien lu, même si le goût n’est pas forcément sucré, des glucides simples sont ajoutés pour donner un petit goût de reviens-y. Parce que les industriels savent très bien que le sucre est terriblement addictif, il semblerait même, selon certains scientifiques, qu’il soit encore plus additif que la cocaïne. Bref, on nous drogue et on nous empoisonne uniquement pour nous faire acheter. Vous pensez y échapper en achetant du bio ? Râté ! Même les magasins bio, paradoxalement, proposent de nombreux AUT, comme par exemple les steaks végétaux. On nous prendrait pas un peu pour des jambons reconstitués par hasard ? (spoiler : oui)

Ok, alors maintenant qu’on le sait tous, on fait quoi ?

Regarder les étiquettes : la première action que nous pouvons faire à notre niveau, c’est de nous renseigner sur ce que nous achetons. Nous avons la chance de vivre dans un pays où les industriels ont l’obligation d’indiquer tous les ingrédients sur leurs étiquettes. Utilisons cette chance comme une arme. Voici quelques astuces pour reconnaître la fake food :
– Plus de 4 ou 5 ingrédients présents
– Dans le tableau de valeurs nutritionnelles, à la ligne “Glucides dont sucre”, si la proportion est très élevée c’est souvent qu’il s’agit de sucre ajouté
– Présence de noms de code douteux dans les ingrédients : ceux qui commencent par E100 sont des colorants, E200 des conservateurs, E600 des exhausteurs de goût, etc. etc. etc.

Privilégier les produits bruts : fruits et légumes en vrac, céréales, viandes chez le boucher si possible… Le must est de choisir uniquement des produits contenant un seul ingrédient, même s’il est déjà transformé. Par exemple dans les pâtes il n’y a (normalement) que du blé, qui a tout de même subi des transformations mécaniques sans danger ni grosses conséquences pour notre organisme.

Faire soi-même : mieux vaut passer 30 minutes en cuisine tous les jours (ou 3h le dimanche pour les adeptes du batch cooking) que de manger des cochonneries qui nous rendent obèses et diabétiques (et morts !). Vous aimez la sauce pesto ? Faites-la vous-même ! Les quiches lorraines ? Faites-les vous mêmes (et oui, la pâte aussi). Les cookies ? Bon, je pense que vous avez compris le message.

Ce n’est pas facile d’abandonner totalement les produits ultra transformés car il font parti de notre quotidien depuis très longtemps, ils sont pratiques et même parfois plaisants à manger. Je pense que l’idée n’est pas de les laisser tomber complètement du jour au lendemain, si déjà on peut prendre conscience de sa consommation et essayer de la réduire petit à petit pour privilégier des aliments frais et des plats maison, c’est vraiment un bon début. Personnellement j’ai les ai quasiment éliminés de mon alimentation petit à petit, c’est un peu comme une religion pour moi, mais je m’autorise aussi quelques écarts (coucou le calendrier de l’avent Kinder, ahem…) mais toujours en ayant conscience de ce que j’avale et des conséquences potentielles sur ma santé si j’en abuse.

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